Vers une nouvelle économie du partage

conso collabo 2« Moins de biens, plus de liens » synthétise l’esprit d’un mode de consommation collaboratif. Ce principe émergent répond à la fois à des préoccupations économiques et environnementales: Acheter moins mais acheter mieux, pour soi mais aussi pour le prochain. Si les citoyens s’y mettent effectivement, il est temps pour les entreprises de repenser leur stratégie.

La consommation collaborative est née aux Etats-Unis un peu avant 2010 avec la création des premiers sites pionniers en partage: Zipcar (Le covoiturage américain), RelayRides (autopartage entre particuliers), mais aussi de The Collaborative Fund (financement de start up en ligne).

Un an après, ce nouveau modèle économique traverse l’Atlantique pour venir s’installer en Europe. Aussitôt, la France suit le mouvement et génère ses propres startups: La ruche qui dit oui, Cityzencar ou encore Voisin Age… l’offre s’élargit et permet de tout partager : sa voiture (covoiturage.fr), son repas, son toit (couch surfing), son art (Mymajorcompany)… Le consomm’acteur ne consomme plus de la même manière et pense avant l’achat d’un produit à son utilité: Pourquoi acheter une tondeuse seul alors que mon voisin en a besoin lui aussi? Pourquoi ferais-je un aller/retour à Lyon en voiture, seul, alors que je pourrais partager les frais avec un jeune étudiant? Et si je troquais sur le web ces vêtements que je ne mets plus? En bref, on se déplace, on consomme, on pense autrement dans une France qui est devenue une véritable société du partage: le «vivre ensemble» prend du sens dans cette économie nouvelle.

Pourquoi le consommateur prend-il conscience de l’intérêt de changer son comportement ? Nathan Stern, le co-fondateur de Peuplade, Voisin-age et Alter-ego entrevoit 5 leviers susceptibles d’expliquer l’engouement autour de ces nouvelles pratiques: les préoccupations accrues autour du développement durable, le retour en force du Local, un goût qui s’affirme pour l’innovation sociale, un changement de comportement et des attentes du consommateur et enfin les innovations technologiques permettant de générer la confiance nécessaire au fonctionnement de ces systèmes.

Comme l’expliquent Anne-Sophie Novel et Stéphane Riot les auteurs de « La Co-Révolution », cette logique collaborative a entraîné les entreprises à revoir leur stratégie. Il s’agit pour elles de s’adapter à l’influence exponentielle du P2P (pair à pair), d’intégrer les logiques de marketing communautaire, de créer des produits durables et multi-utilitaires. Les entreprises, soumises au pouvoir des consommateurs sur les réseaux sociaux qui détiennent à eux seuls l’image d’une marque, n’ont pas le choix de se plier aux tendances, et c’est tant mieux.

D’autre part, qui dit produire plus durablement et consommer autrement veut aussi dire polluer moins : partager un produit, l’échanger (troc.com) ou encore le revendre (leboncoin.fr) augmente la durée de vie d’un objet qui aurait, 10 ans auparavant, fini à la poubelle quasiment neuf.

Alors si finalement le consommateur se transforme en usager, toutes les entreprises devront changer leur manière de produire. C’est ainsi que nous arriverons véritablement dans l’ère de l’économie partagée où de jolis projets apparaîtront aux côtés de Etsy, KissKissBankBank ou encore Peuplade.

Pour en savoir + sur l’actualité de la consommation collaborative, consultez le blog consocollaborative.com

Si vous voulez savoir comment booster votre entreprise grâce au « CO », venez assister au Café Croissant Collaboratif le vendredi 3 mai à 8h30. Pour vous inscrire, c’est ici.

 

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